Le roman nous entraîne, à la première personne, dans le voyage qu'entreprend Anne en Russie à bord du Transsibérien pour retrouver Gyl, un ancien amour.
Au long du périple, d'envahissantes réminiscences se croisent, se nouent et s'unissent au présent. Mémoires littéraires, fragments brûlants d'utopie, confrontations et coïncidences. À Paris est restée une très vieille dame, Clémence, la voisine du dessous avec qui Anne partage une complicité rare faite de phrases chuchotées et d'expériences fragiles.
D'ici et de là-bas, les temps doucement se rassemblent. Tapisserie serrée où les fils se confondent. Pas un point n'est visible. C'est éblouissant de simplicité. Secret des labyrinthes. "Je viens d'emmener Marie, ma petite fille de onze ans à Venise, raconte Michèle Lesbre.
Je lui ai proposé : "On essaye de se perdre." Le jeu lui a bien plu. On y est arrivées." Si c'était ça écrire, apprendre à s'égarer en sachant le chemin ?
Xavier Houssin - Le Monde du 24 aout 2007