es souvenirs d'enfance de Jeannette Walls font
penser à un roman de Dickens. Dans les années
soixante, avec ses deux sœurs et son frère, la
journaliste new-yorkaise, sillonne l'Amérique à la
suite de parents marginaux, cultivés et
irresponsables. Endurant mille maux,
déménageant la nuit de domiciles précaires,
sous-alimentée, à peine vêtue, la famille a pour
seules richesses les livres dévorés à la lueur
d'une bougie, et l'amour réciproque qu'enfants et
parents se portent. Sous leurs dehors
misérables, les enfants Walls étonnent leurs
professeurs par leur intelligence et leur culture.
Mettant en pratique la devise de la famille « ce
qui ne te tue pas te rend fort », Jeannette, à la
force du poignet, entrera à l'université et
deviendra journaliste. Derrière ce récit aussi
enjoué qu'émouvant, où l'on passe du rire aux
larmes, se posent des questions essentielles :
peut-on pardonner à ses parents et guérir de son
enfance ? Ce livre autobiographique, sincère et
réaliste, où l'amour inconditionnel et sans
illusion d'une petite fille pour ses parents
apparaît à toutes les pages, se lit d'une seule
traite.