Tout commence un petit matin pluvieux, bien avant l’heure d’ouverture de l’atelier de reliure de Mathilde, dans une bourgade de Dordogne. Un homme très beau, pas bavard et très las, frappe avec insistance à la porte et dépose un livre mystérieux, relié à l’allemande et bien abîmé et s’en va mourir un peu plus loin quelques instants plus tard. L’homme est sans nom, le livre uniquement constitué d’aquarelles et de dessins représentant une forêt et un fanum en ruines.
Avec la complicité des commerçants de sa petite rue, galerie de personnages attachants et souvent cocasses, Mathilde va essayer de percer le mystère de l’inconnu, guidée par les maigres indices, dont une odeur de bois brûlé et une liste de noms, décelés dans le précieux livre en réparation.
L’art de la reliure est décrit avec précision et passion, un vrai bonheur pour des bibliothécaires, sans pour autant tomber dans le mode d’emploi. Il est vrai que l’auteur, Anne Delaflotte est elle-même relieuse à Prague.